Star Trek : Voyager


Nous sommes les Borgs. Oubliez votre ancienne existence. Votre individualité biologique et technologique va être assimilée. Toute résistance est...

Le Borg n'eut pas le temps de finir son message habituel, ni de s'adapter : deux décharges d'énergie suffiront à pulvériser son immense vaisseau d'ordinaire invincible. Les Borgs viennent de rencontrer l'Espèce 8472.
Star Trek : Voyager retrace l'odyssée d'un vaisseau de la Fédération propulsé par une entité supérieure à 70000 années-lumière de la Terre. Si le voyage de retour promet d'être long, 75 environ (à moins de découvrir des raccourcis), il promet aussi d'être périlleux, le Voyager (superbe vaisseau de classe galactique) devant traverser des territoires inconnus infestés de races belliqueuses et venimeuses. Lorsque l'USS Voyager doit, pour pouvoir regagner la Terre, traverser celui des Borgs (la série fait la part belle à ces êtres cybernétiques déjà rencontrés dans TNG dont le but est d'assimiler toutes technologies dignes d'intérêt), la série atteint sa vitesse de croisière (en l'occurence, la distorsion maximum), et la franchise Star Trek connait alors ses plus belles heures. Soit des heures intenses emprunts d'émotion (la dernière image de Demon), de poésie (des Borgs déconnectés du Collectif échoués sur une planète déserte dans le magnifique et fantasmagorique Instinct de survie), de suspense et d'humour (le HMU).
Toujours liée à la directive première de la Fédération, qui proscrit tout interventionnisme dans les affaires des mondes visités, le Capitaine Kathryn Janeway, commandant du Voyager, se retrouvera bien souvent (pour continuer le voyage, pour sauver son équipage) à devoir faire quelques arrangements à cet interdit, le plus notable étant une alliance contre-nature avec les Borgs contre l'Espèce toute puissante 8472.
Palpitante et captivante, Voyager excelle, de par sa maturité exemplaire, autant dans les thèmes abordés que dans les effets spéciaux, à l'image du splendide générique.
Outre d'avoir choisi pour le Voyager un équipage cosmopolite et hétéroclite, en créant un personnage clef holographique (qui va acquérir de nombreuses lettres de noblesse), en mélangeant des membres du Maquis (organisation luttant contre les terribles Cardassiens et classée terroriste par la Fédération) aux survivants de Starfleet, les créateurs de la série surent provoquer chez le spectateur un intérêt profond dans la mission même du Voyager : rentrer à la maison et en profiter pour explorer un quadrant de la Galaxie inaccessible à la Fédération. La série va ainsi cumuler tous les atouts : une ligne conductrice imparable (l'originale et TNG n'en ont pas, ou presque), l'exploration qui faisait le charme de Star Trek Classic et The Next Generation (peu présent dans DS9), et des faits de guerre qui faisaient celui de Deep Space Nine.

En avant toute...

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