Intimate confessions of a chinese courtesan



L'histoire est celle d'Ai Nu et de Lady Chun. C'est une histoire de Chine. Une histoire érotique. Une histoire d'amour. Une histoire d'amour tragique, parce qu'elle finit mal ; une histoire d'amour impossible, parce qu'elle commence mal.
L'histoire débute sur un tas de cendres, les restes d'un notable.
L'histoire est également celle d'une vengeance.
Quand Ai Nu nous apparait pour la première fois, elle respire le bonheur dans son plus bel apparat, baillant une longue nuit d'amour, allanguie de fols ébats. Elle fait voler ses longs cheveux de jais, danse et s'extasie devant ce qui s'offre à elle. Des servantes lui ôtent sa robe pour en envelopper l'écran et nous cacher sa nudité.
Mais Ai Nu se rappelle : elle n'oublie pas qu'elle fut fille d'un pauvre lettré, elle n'oublie pas comment elle fut capturée par des brigands, encagée, pour être présentée, alors qu'elle revêtait une apparence paysanne et rebelle, à celle qui allait la domestiquer, la modeler en courtisane, belle à pleurer. Celle qui allait lui vouer un amour immodéré : Lady Chun, une mère maquerelle de la pire espèce, mais d'une beauté extrême. Une autre beauté de Chine. Racée, stupéfiante. Une beauté qui culmine lorsqu'elle lèche le sang de ses victimes, car Lady Chun est un vampire qui se nourrit du sang d'autrui. A l'inverse d'Ai Nu dont la beauté est à son apogée quand elle fait semblant. Quand elle fait semblant de se soumettre. Quand elle fait semblant d'être heureuse. Mais son désir de vengeance est plus fort que son désir d'aimer, même quand le bourreau se fait agneau. Car elle n'oublie pas qu'elle fut fouettée et violée. Qu'elle fut esclave avant de devenir concubine. Que l'amour de Lady Chun lui fut imposé.
Une histoire de Chine.

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