Le chat à neuf queues



L'histoire d' Il gatto a nove code (un aveugle, flanqué de sa petite nièce et assisté d'un journaliste, se met en tête de résoudre une série de crimes dans le monde de l'eugénisme) importe moins que les effets d'ambiance distillés par Argento. Et encore moins que la présence au générique de Catherine Spaak, l'une des plus belles actrices vues sur un écran, et assurément la plus belle apparition du cinéma d'Argento. Le talent du maestro n'est pas seulement dans sa retranscription de l'horreur, dans sa mise en scène unique et artistique de la folie meurtrière, il est aussi dans sa façon de filmer et célébrer la beauté de ses actrices. Une beauté qui a son mot à dire, qui apporte une touche de sensualité dans un monde de frayeurs. Ici, le glamour incarné par Catherine Spaak est emprunt d'une très grande mélancolie. Qui culmine lorsqu'elle dévoile à Franciscus son affolante et poignante poitrine. Avant de s'offrir à lui.
Considéré comme un film d'Argento et un giallo mineur, Le chat à neuf queues n'en délivre pas moins une intrigue prenante, portée par une douce mélodie signée Morricone.
Pas encore transcendée par ses délires de mise en scène, Argento n'en étant qu'à poser ses jalons, l'ambiance du Chat à neuf queues n'en est pas moins attachante. A défaut de prendre les tripes.

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