Il était une fois en Chine 2


Trônant sur l'autel du gourou de la secte du Lotus blanc, en proie à des chinois pris de possession collective, Wong Fei-hung rit comme un dément. Avant de faire le ménage. Le cinéma de Tsui Hark atteint alors son point d'orgue dans la dénonciation du fanatisme religieux et de la corruption des esprits. "Le patriotisme, c'est l'amour des siens ; le nationalisme, c'est la haine des autres", cette célèbre reflexion d'un célèbre écrivain-philosophe, Tsui Hark la fait sienne, elle sied parfaitement et respectivement aux deux premiers films de la saga des Il était une fois en Chine. Ce qui avait été vu comme du nationalisme dans le premier opus n'était donc que du patriotisme, l'anti-nationalisme du second étant là pour l'attester. Pour entrer en lutte contre l'obscurantisme et ses représentants, Hark en appelle à un rétrograde. "Vent du ciel, feu de la terre", Wong Fei-hung ne l'entend pas de cette oreille et n'entre pas dans une secte à la légère. "Si tels sont les chinois, il n'y a pas d'issue", Wong Fei Hung en trouve toujours une. L'empereur Zhenwu sera son allié de circonstance. L'usurpateur, le Parfait des Neuf Palais, finira empalé par le doigt d'un bouddha de pacotille. Aussi majestueux et rapide dans son art martial, mais toujours à la traine dans l'histoire de son pays, Wong Fei-hung, au terme de ce volet, reste sur le quai, tandis que s'éloigne le bateau à bord duquel ont embarqués Tante Yi et le grand révolutionnaire chinois Sun Yat-sen.

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