Ne nous fâchons pas




Et une fois le choléra à l'abri, on prend contact avec le british, et on se farcit un gentleman agrement. Voilà. Quelque chose qui te gêne ?
(Et bien moi, j'aimerai mieux discuter armistice en position de force. Et sans aller jusqu'à le buter, on pourrait lui filer le tralzir au colonel, non ?)
Et bien, c'est pas en lui filant le tralzir comme tu dis que Gandhi a possédé les Anglais. Et bien, nous, on les possédera avec les mêmes armes : non violence, persuasion, grâce...
Intermède explosif.
(Alors qu'est-ce qu'on fait ? On continue dans la grâce ?)
On va aviser. Mais aviser dans le calme, à tête reposée, se méfier de nos nerfs...
69 minutes et 44 secondes plus tard :
Ben dis-donc, pendant que t'y es, rajoutes-moi 50 kilos de TNT et 2 ou 3 litres de nitro, des fois qu'on viendrait à manquer...

Allons, allons, ne nous fâchons pas...
Depuis qu'il est rangé des affaires bancaires et qu'il tient un commerce, Antoine Beretto (ne l'appelez plus Tonio) a décidé de ne plus se fâcher. L'oubli du pré-générique ne saurait entacher une retraite intérieure exemplaire. A vouloir aider deux représentants en souvenirs à échapper aux sanguinaires de l'anti-gang, Monsieur Antoine en vient à faire la connaissance de l'engeance absolue de l'espèce humaine, son fléau suprême, le belfeghor des hippodromes (tout le monde le rejette, personne ne l'aime) : le dénommé Léonard Michalon (frère ainé de Julien). Rien ne va plus dès lors pour le bel Antoine qui, à cause d'un mec dans un coffre, va s'attirer l'inimitié britannique.
Confronté à l'armée du Colonel (des minets en mob adeptes du flower power), Antoine Beretto, tout en jouant les Saint Bernard des cockers, va s'ériger en Gandhi de la côte d'azur, repoussant sans cesse l'échéance des hostilités. Au grand dam de Jeff pour qui la cueillette des champignons ne doit pas passer avant l'honneur des hommes.
C'est que le bel Antoine a trouvé l'élue de son coeur en la personne de la douce et tendre Eglantine, épouse légitime du choléra Léonard.

Léonard : Eglantine, tu sais à quoi je pense ?
Eglantine : Oui.
Clac.
Lacher de vaisselle.
Re-clac.
Léonard : Bon, ben, n'y pensons plus.

C'est que le bel Antoine ne veut pas non plus engager une nouvelle guerre de 100 ans (il n'en verrait pas le bout) ; avant d'envisager de recourir à des mesures coercitives (entendez radicales et chirurgicales), il entend entamer des négociations. Négociations qui, après 1h19 de métrage, vont fort logiquement échouer, le jusqu'au boutisme britannique ayant conduit chronologiquement au dynamitage de son commerce, à celui du restaurant de Jeff, de sa belle et sportive R8, à celui de la gentille fermette (façon ranch) d'Eglantine. Acculé sans cesse dans son dernier retranchement (la promiscuité d'une camionnette relativement humiliante), le bel Antoine finira par écouter les bons conseils de son ami Jeff. Tout en veillant à maîtriser ses nerfs, notablement au détriment de Léonard.

Jeff : Tu me permettras de te dire que j'admire ton calme.
Antoine : Pourquoi je serais pas calme ? On peut tout faire dans le calme.

De ces bonnes paroles, tout un chacun pourra en tirer une morale fort utile.
L'autre morale de l'histoire est bien entendu que l'Anglais ne sera jamais maître sur la terre de France.

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