Mélodie de la rancune



Bien qu'on me traite
Comme une fleur rare
Dès que j'éclos
On fait tomber mes pétales
Quelle sotte
Quelle sotte
Mélodie de rancune
D'une femme stupide
On se moque de mon rêve
Qui se transforme en regret
Je veux me réveiller
Mais je n'y parviens pas
Les femmes, les femmes
Mélodie de rancune
Du coeur des femmes
Pas de fleurs ni de fruits
Même si je meurs
Ma vie ne sera faite
Que de vengeance
Aux femmes, aux femmes
Mélodie de rancune
Pour vous les femmes

Une fois n'est pas coutume, Sasori fait équipe. Avec un homme. 30 minutes dans le quatrième opus de la saga des Scorpion. Et se laisse une nouvelle fois déflorée. Avant d'être une nouvelle fois trahie. D'où une nouvelle incarcération. D'où de nouveaux mauvais traitements. D'où une nouvelle vengeance. Close une nouvelle fois par les magnifiques paroles du mélancolique Onnano Urami Bushi. L'ode à la triste condition des femmes déflorées (entendez violées). Hymne aussi à la rebellion de l'une d'entre elles. Incarnée comme toujours par Nami Matsushima aka Scorpion. Avec toujours autant de mutisme. Un mutisme qui n'a rien perdu de sa verve contestatrice et castratrice. Un mutisme toujours aussi éloquent dans la dénonciation du Japon dominé par les hommes. Rôle dévolu une dernière fois à Meiko Kaji. A raison, l'immortelle Sasori est toujours aussi rancunière. Avec son style bien à elle.

2 commentaires:

Joachim a dit…

Bien alléchant, tout ça. Quelle est la référence exacte du film, devant confesser ma relative ignorance du cinéma de genre nippon ?

Rom a dit…

Le titre original : Joshuu Sasori : 701 gô urami bushi. La mélodie de la rancune, pour le titre français. Il fait partie de la série de La femme Scorpion (Sasori). Disponible dans un coffret DVD regroupant six opus : La femme Scorpion, Elle s'appelait Scorpion (le meilleur, j'en parle plus bas), La tanière de la bête, La mélodie de la rancune, La nouvelle femme Scorpion : Prisonnière 701 (avec la très belle Yumi Takigawa) et Cachot X.
Les Sasori sont une référence de Tarantino pour son Kill Bill ; d'ailleurs, on entend dans le générique de fin du volume 1 la superbe chanson "Onnano Urami Bushi".