Andreas


Nous sommes tous la somme de nos larmes. Si elles sont rares, naît une aridité, où rien ne pousse. Si elles abondent, elles effacent le meilleur en nous. Ma saison des pluies s'en est allée pour l'heure. La vôtre commence.

Voyez-vous, quand nous quittons un endroit, nous en emmenons quelque chose. Et quelque chose de nous reste. Allez n'importe où dans la station, quand le silence règne. Et écoutez. Vous finirez par entendre l'écho de nos conversations. Chaque pensée, chaque mot prononcé. Longtemps après notre disparition, nos voix s'attarderont sur ces murs. Aussi longtemps que ce lieu vivra. Mais j'avoue que la part de moi-même qui s'en va regrettera la part de vous qui reste...

Ainsi parlait G'Kar le Narn.

Par ce billet, je souhaite vous rendre un vibrant hommage, Monsieur Katsulas. Pas seulement parce que vous étiez un immense acteur et que vous prêtiez votre voix à un personnage magnifique et hors du commun. Mais surtout parce que vous lui prêtiez bien davantage qu'une voix, parce qu'il ne fait nul doute pour moi que vous lui accordiez aussi votre âme et votre coeur, que chaque mot et chaque pensée de G'Kar vous appartenaient aussi, soufflés par une âme et un coeur magnifiques et hors du commun. Parce que cette voix qui était la votre, inimitable et chaleureuse, était aussi profondément sincère.
Bien que vous nous ayez quitté, Monsieur Katsulas, aussi longtemps qu'un médium existera pour diffuser la série qui vous abritait, aussi longtemps que vous continuerez à irradier ceux qui vous ont connu, vous G'Kar, vous Andreas, aussi longtemps que nous les irradiés vivrons, vous vivrez, et l'écho de chacune de vos pensées, de chacune de vos paroles, continuera à nous border, à résonner en nous comme un doux et noble murmure.

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