Planète terreur





"Plus facile d'accès", la sexy unijambiste de Planète terreur ne l'entend pas de cette oreille et s'en va contredire le prétentieux. C'est le clou du spectacle concocté par le co-auteur de Sin City. Dans le monde merveilleux de Tarantino et Rodriguez, les filles prennent les choses en mains. De bien belle manière. Un pieu par ci, une seringue par là. A coups de mitrailleuse lourde en guise de finition. Au tour des mecs d'être méchamment pénétrés par ces donzelles. Comme un air de revanche pour celles qui n'ont cessé jusque-là, notamment dans les films pop corn auxquels Grindhouse rend hommage (tout en en tirant la quintessence), de jouer les godiches pénétrées de toutes les façons (im)possibles et (in)imaginables ; les filles ne s'épanouissent plus dans le maniement de leur popotin, ou la préciosité de leur doigté, ni dans l'éloquence de leur hurlement ou leur sensationnel pare-choc, elles se réalisent désormais dans le planter de bâton (en l'occurence une jambe de bois affutée au contact d'un sagouin) et le maniement d'armes de destruction chirurgicale ou massive.
En même temps, ce Planet terror ne renonce pas à être un méga fantasme de mecs : de jolies pépées (même amputées, mêmes édentées) en mini-jupes ou mini-shorts, des pieds féminins qui rencontrent des entre-jambes féminines, des gogo girls, des docteresses fantasma-goriques adeptes de la médecine douce, des zombies à dégommer en évitant les retombées sanguignolantes et purulantes (un détail novateur qui a son importance), des blobs de malfaisants en tous genres.
Davantage qu'un zombie movie, un manifeste de libération de la femme qui apporte un précieux plus au bonheur des hommes.

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