L'impératrice Yang Kwei-Fei

Un coeur lourd qui, dans un palais endormi, enfin se tait. Une voix amante qui depuis longtemps s'était tue. Deux rires à l'unisson, deux rires d'outre-tombe incarnant deux âmes flottantes, deux âmes en liberté. Le cosmos en est tout chose. Ainsi s'achève le film de Mizoguchi. Et l'histoire terrestre de l'empereur Hsuan Tsung et de sa favorite Yang Kwei-Fei. Muse tardive du cinéaste, renommée pour sa délicieuse peau au lait, la gamine Machiko Kyo, après avoir incarné une princesse Nô fantômatique dans Les contes de la lune vague après la pluie, prête cette fois sa voix, et son âme, à une concubine de Chine. Concubine à la vie, impératrice à la mort.
Refuge des âmes en peine, l'au-delà de Mizoguchi, d'une exemplaire galanterie, accueille ses héroïnes toujours en premier.
Paradis des coeurs empêchés, l'au-delà de Mizoguchi n'est pas celui de Fulci.

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