Le Grand McLintock



Ancien assistant de Ford, fils du Sergent Quincannon de La charge héroïque, Andrew V. McLaglen aimait John Wayne, et comme il aimait aussi les Indiens, il a réconcilié le Duke avec les Comanches dans Le Grand McLintock. Il aimait tellement John Wayne qui l’a également réconcilié avec la société, en l’entourant d’une famille nombreuse hétéroclite et multi-ethnique. Il lui a donné une fille, Stéphanie Powers, un fils, le sien, une femme au bord de la crise de nerfs, Maureen O’Hara, l’occasion lors d’une scène de ménage de détruire en sa compagnie la moitié de la ville, l’occasion inestimable de la fesser en public et l’occasion de se rabibocher avec elle pour vivre une longue vie pleine de douceurs et d’ivresse. Il aimait tellement John Wayne que, mine de rien, il lui a offert des rôles en or, parmi les plus sympathiques de sa carrière.
Nul doute que John Ford et John Wayne aimaient les westerns d’Andrew V. McLaglen.

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