Starman

Revoir vingt ans après le très beau Starman de Carpenter pour constater que l’homme des étoiles n’a pas pris une ride (les films de Carpenter ne vieillissent pas), que la voix et le visage de Karen Allen ont toujours cette tristesse et cette douceur qui nous ont fait tant craquer adolescent, que Jeff Bridges, auréolé d’une musique céleste, est toujours aussi touchant dans sa façon non violente d’échapper à la paranoïa et à la bêtise des hommes, de voir le monde avec les yeux d’un nouveau né, de lui sourire et d’en goûter les délices (manger une tarte aux pommes à la crême fouettée, faire l’amour) avec une merveilleuse innocence, de s’émerveiller aux sons et lumières de Las Vegas, de tricher à ses jeux de hasard, de ressusciter un daim sur un capot de voiture, d’offrir à Karen Allen et à la Terre une magnifique preuve d’amour avant son retour aux étoiles.
Revoir Starman vingt ans plus tard pour dire qu’un bon cinéphile ne doit pas oublier ce qu'ont aimé ses yeux d’adolescent.

2 commentaires:

Ishmael a dit…

C'est mon Carpenter préféré avec "The Thing" et "Halloween", trop sous estimé car assez atypique dans sa filmographie sans doute, trop fleur bleu pour certains. Mais c'est un mélange unique de mélo quasi à la Sirk mâtiné de western et de féerie (plus que de SF je dirais). Le thème du deuil et du rêve ont une présence assez forte.

Rom a dit…

Tout à fait d'accord. Moi même, je l'avais laissé à l'écart, et en le revoyant, çà passe toujours aussi bien. Tout ce que touche Carpenter est magique. Mon Carpenter préféré, puis Assaut que j'ai revu récemment aussi et qui est un western sauvage et sans aucune surcharge. Ensuite, viennent Fog, Prince des ténèbres, Vampires. Mon quinté gagnant.
The Thing est un grand moment aussi, mais il manque de femmes à mon goût. Je n'ai pas eu de déceptions avec Carpenter, sauf peut-être avec Los Angeles 2013.