Rancho Bravo

Non content d’aimer filmer John Wayne, Andrew V. McLaglen aimait aussi filmer James Stewart, de sorte qu’il lui a offert, dans Rancho Bravo, avant Bandolero, l’un de ses rôles les plus touchants, à savoir celui d’un cowboy vieillissant et entêté à la recherche d’un taureau anglais perdu dans les landes texanes enneigées vouées à l’élevage de bêtes à cornes. Tout çà pour mettre le grand échalas dans les bras de Maureen O’Hara, et donc pas seulement pour la bouille et les yeux attachants dudit taureau. McLaglen aimait aussi filmer l’Irlande, donc les rouquins bourrus, ici Brian Keith, et les cornemuses, n’hésitant pas à faire appel au "God save the queen" pour commander au taureau en question, tout en entourant ces personnages wasp de non wasp, des indiens pour John Wayne, des mexicains pour James Stewart et Brian Keith. Ce cinéaste si généreux aimait filmer des familles formidables, toujours métissées. A l’image d’un petit veau rouquin et moelleux, fruit de l’union entre une vache à cornes texane à poils durs et d’un taureau britannique à poils soyeux.

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