A la recherche de rayons fabuleux

Montre-moi de quoi tu es fait.

A la question de savoir de quels rêves et de quelles visions, de quelles flammes et de quelles douleurs seront faits les androïdes de demain, Blade Runner répond aussi que les hommes n’en seront alors plus doués, ne seront plus que des zombies incapables de sur-vivre et d’hurler à la mort, de voir et d’éprouver le désir de voir des rayons. Il y a un peu de moi en vous : JF Sebastian est l’exception qui confirme cette noire vérité. Car il est le dernier des hommes, ses automates maladroits ont plus à dire que les pantins désarticulés et écervelés qui déambulent dans les rues saturées d’ondes contraires et de rayons négatifs. Où est-ce que tu vas ? Blade Runner nous répond nulle part. Sa beauté est néanmoins infinie, car des répliques visionnaires et parricides, seuls capables désormais de rechercher et de reconnaître des rayons fabuleux, viennent de sonner la relève.

4 commentaires:

nicovelvet a dit…

Je vois qu'il y en a d'autres qui n'ont pas résisté au plaisir de le revoir hier soir... :-)

Rom a dit…

En fait, je l'ai revu aujourd'hui en blu-ray dans sa version que je préfère et qui est celle de l'originale de 82 (version internationale). Je ne regarde jamais mon film préféré dans sa version "director's cut".
J'aime la voix off qui renforce l'aspect de film noir de detective et le happy end franc. Je visionne régulièrement mon film de chevet, donc un nombre incalculable de fois (200 ?).
Merci de votre passage, à bientôt.
Rom.

shoes-addict a dit…

Je ne connais pas cette version... La fin est différente?

Rom a dit…

Oui, le film ne s'arrête pas sur l'ascenseur. Dans le coffret 5 DVD, il y a la version américaine de 1982 et la version européenne de 1982, sensiblement les mêmes (un peu plus violente pour la version européenne). Dans ces deux versions (également disponibles en blu-ray américain), il y a une voix off de Deckard, il n'y a pas la scène de la licorne, et la fin est beaucoup plus belle, mais certains (beaucoup ?) ont trouvé qu'elle ne faisait pas "juste" dans un film noir. Les mêmes considèrent pourtant que la voix off est inutile (alors qu'elle renforce clairement le côté film noir detective) et les mêmes savourent la scène de la licorne qui n'a selon moi rien à faire ni dans un film noir, ni dans un film de SF.
Mon avis est bien entendu minoritaire, la version la plus connue actuellement est la 92 ou la final's cut (le seul point positif de cette version, c'est la scène des gogogirls en masque de hockey et l'arrangement numérique pour corriger le visage de la cascadeuse jouant Zohra lorsqu'elle traverse les vitres).