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24 finit donc sur un gros plan. Après avoir conçu et mis en scène une vie, des vies, en split-screens, pour traduire les nombreux dilemnes et résistances vécus par les personnages, et Jack Bauer en particulier. Le gros plan en question est d’anthologie, déjà un classique de la télé. Filmé par un drone qui comme une étoile apparaît dans un ciel chargé. Capté par une arme moderne et très américaine, un visage, tragique, celui de Jack Bauer, qui finit par se brouiller, avant de disparaître des écrans de la CTU, donc des Etats-Unis d’Amérique. Dans le secret, redevable à jamais. Mais aussi dans une ingratitude éternelle. Un visage retransmis sur un écran géant, avant de se soustraire à la vue de Chloé, sa plus fidèle alliée, sa complice de toujours. Un visage blessé, traqué, mais sauvé de justesse d’une dark side qui, dans cette dernière saison, explorée comme jamais, lui aura fait porter un tétanisant masque noir. Après avoir revêtu une armure invincible et terrifiante, Jack Bauer ne finira pas dans la peau d’un terroriste. In respect memory : la saison 8 riche en émotions fortes, et d’une intensité égale à la 5, met ainsi fin aux aventures télévisuelles et hi-tech d’un super-héros d’aujourd’hui. En le condamnant à une cavale perpetuelle. En lui rendant un hommage respectueux et poignant. Au spectateur de verser, comme Chloé, sa petite larme. Sans dire adieu au personnage.

Coupe la transmission...

Jack Bauer, to be continued

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