Survival of the dead



Une île au large du Delaware. Deux clans d’autochtones qui, avant la contamination et l’invasion zombiesque, n’avaient pas la même vision de la vie et qui, après, divergent sur la façon de traiter leurs morts (les premiers les éradiquent, les seconds les attachent à leurs anciennes habitudes). Un petit groupe sympa composé d’ex-militaires réchappés de Diary of the dead et un ado qui débarquent sur cette île dans l’intention d’y trouver calme et verdure. Et pour la fille du lot d’y trouver chaussures à ses pieds. Ou plus exactement caresses féminines à son sexe victime d’une trop grande solitude. La faiblesse scénaristique et visuelle du dernier né de Romero ne serait être suffisante et grave pour entacher notre indéfectible intérêt pour ses propos apocalyptiques sur l’humanité, ni notre éternelle affection pour ses zombies, fussent-ils de moins en moins morts et de plus en plus vivants. Donc de plus en plus voraces et humains, ceci n’étant pas aux yeux de Romero un gage ou un indice de qualité et d’intelligence. Si comme à son habitude le cinéaste conclut l’aventure de ses héros survivants sur une échappée, l’image finale montre un duel zombiesque qui saisit par son pessimisme sur l’évolution des morts-vivants : un con zombifié reste un con. Mieux, deux cons zombifiés perpetueront à l’infini une violence sans vainqueur, ni issue. Et quand il n’y aura plus de vivants à bouffer sur Terre, ou tout du moins accessibles, gageons que dans son opus suivant, Romero concluera son film sur des repas inter- zombies. Une évolution qui ne plaira pas à nos vieux amis Bub et Big Daddy.

Aucun commentaire: