Mais qu'avez-vous fait à Solange ?

Un prénom angélique associé à une question pleine de promesses horrifiques pour un titre accrocheur qui en a fait fantasmer plus d’un dans les vidéoclubs des années 80. A vrai dire, un beau titre de cinéma qui vaut mobile pour les meurtres atroces frappant les étudiantes d’un établissement privé et huppé de Londres. Un générique champêtre qui par son filtre rouge annonce les crimes qui vont suivre. Une partition romantique de Morricone, déjà entendue dans Il était une fois la Révolution de Leone. Un professeur italien (Fabio Testi) et l’une de ses charmantes élèves dérivant à bord d’une barque sur les rives paisibles de la Tamise, prêt à faire l’amour pour le bel Enrico, prête uniquement à flirter pour la très jolie Elisabeth. Un couteau big size planté dans le sexe d'une jeune femme par une main gantée noire sur la berge. Un seul témoin, la future conquête du professeur (ce dernier ayant le nez et l’esprit ailleurs), qui échappe ainsi à une autre pénétration, effrayante et non encore assumée (même si sans doute désirée). Qui dit témoin pour un meurtrier dit forcément volonté de le supprimer. Un florilège de jeunes filles en floraisons s’ébattant dans une douche collective promise à un voyeur. Une baignoire pour cercueil. Une mémère empalée dans un jardin anglais. Un tueur fou. Et enfin Solange. Tels sont les motifs et ingrédients pour ce giallo qui tient les promesses de son titre culte : envoûtant et lancinant.

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