The walking dead

Une petite zombie qui divague en pantoufles et robe de chambre et qui ramasse un ourson en peluche, pour être finalement et à contre âme abattu par un shérif adjoint à la recherche de son fils et de sa femme. Un shérif qui, une fois remis de son coma et armé jusqu’aux dents, reviendra sur ses pas, pour abréger les souffrances d’une femme-tronc condamnée à ramper dans un parc. Un hôpital déserté, la morgue qu’on ne doit ouvrir sous aucun pretexte, une autre à ciel ouvert et à perte de vues témoin d’une guerre acharnée et perdue. Un homme qui, toutes les nuits sur le palier de sa maison, reçoit la visite de sa défunte femme et qui, le jour, dans sa lunette de fusil, ne peut se résoudre à l’abattre. Car le regard perdu de ladite épouse cherche encore à l’atteindre. Une autoroute témoin d’une tentative de fuite désespérée qui a échoué. Atlanta en perspective, dévastée et promise à une armée de morts affamés.
Tout ce que vous avez espéré voir un jour dans un film de zombies qui n’avait pas encore été montré, bien souvent en raison d’un espace-temps plus restreint (les quasi huits-clos de Romero) ou faute de très grande vitesse (les cinéastes geeks), pourrait bientôt apparaître sur vos écrans grâce à une série. A vrai dire, la série la plus prometteuse et la plus ambitieuse, donc la plus excitante, depuis… Battlestar Galactica. A en juger par l’admirable pilote de The Walking dead, il semble assuré que la série n’a pas vu le jour pour dégommer des zombies, mais bien au contraire pour traiter les “morts” et leurs survivants avec un respect exemplaire et un bel humanisme. En prenant son temps. Un temps précieux pour s’attacher aux personnages, aux ruines de la civilisation, et bien-sûr à l’Apocalypse.

A suivre…

Aucun commentaire: